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Archives de Catégorie Web life

85e87febb3c45614e8add0a9d1289e00.jpgLes propos de Saint-Beuve (essayiste, poète) dans son fameux article sur la “littérature industrielle” trouvent un écho aujourd’hui sur le web et la révolution d’Internet reprend curieusement quelques-unes des caractéristiques de la presse à grand tirage sous la  Restauration.

Aparté : Sainte-Beuve semble même avoir prévu les difficultés que rencontre de nos jours l’activité critique. Son fameux article contre la « littérature industrielle », c’est-à-dire la littérature dont les auteurs proclament officiellement qu’elle leur sert de gagne-pain, annonçaient le temps où les critiques se trouveraient contraints d’atténuer leurs avis pour des motifs économiques. Dans le même sens, le processus amorcé par Les Confessions de Rousseau — processus qui n’a fait que croître et embellir de Sainte-Beuve jusqu’à nos jours, dans des proportions que l’auteur des Lundis aurait eu de la peine à imaginer — tend à restreindre encore plus l’exercice serein de la critique. Comment en effet celle-ci pourrait-elle développer librement ses argumentations sans paraître remettre en question la personnalité de l’auteur lui-même, qui affirme, comme Rousseau, se livrer tout entier dans son œuvre ?
 

http://www.boojum-mag.net/f/index.php?sp=liv&livre_id=1282

Avec cette différence, cependant, que la circulation des écrits sur Internet contribue plus que les medias traditionnels à construire du lien social.

La notion de communauté est une dimension essentielle de l’écriture sur le Web.

Au-delà de l’affirmation de soi, l’écriture peut y être aussi une forme de partage des connaissances, de collaboration à des projets communs. Des listes de diffusion aux listes de discussion, des wikis aux collecticiels, les écritures en ligne apparaissent ainsi potentiellement comme de nouvelles manifestations de solidarité et de citoyenneté.

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Réalisées chez Brainpatch!

Argentine

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Voici l’agence dans laquelle je travaille en ce moment… Brainpatch! et Consumo diseño…

Je travaille principalement sur du graphisme. Les projets peuvent énormément varier, de l’identité de marque, au concept, en passant par la création de site Web.

On dispose également d’une ligne de vêtement dont le graphisme et le stylisme sont entièrement confectionnés à l’agence.

www.brainpatch.com

www.consumodiseño.com.ar

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Voici quelques projets auxquels j’ai participé ces derniers mois…:

- Auteur du nouveau guide Tanger 2008 ‘Petit futé‘ et Chargée commerciale

- www.france-finlande.fr : Chef de projet

- www.despierre-bijoux.com : Chef de projet et graphiste

- www.synerghetic.net : Développement de la stratégie de la Junior entreprise

- www.brainpatch.com : chef de projet au sein de l’agence (Argentine)

- www.consumodiseno.com.ar: Chef de projet et graphiste (Argentine)

- www.tiendafuencarral.com : Chef de projet et graphiste (Argentine) 

- www.algorythme.fr : Assistante chef de projet au sein de l’agence

  La littérature en ligne est aujourd’hui difficile à définir. Hypertexte, cybertxte… le texte sur support numérique à plus grand-chose à voir avec la littérature du livre.

     Nous faisons face à de nouvelles formes d’expressions qui remettent en question quelques conceptions traditionnellement attachées au champ littéraire et aux activités de lecture et d’écriture.

     Le statut de l’œuvre et la crédibilité du contenu deviennent fragiles à cause de l’apparition de l’interactivité sous ses diverses formes (prise au sens large).

 L’œuvre numérique : une œuvre éphémère

     Comme nous l’avons vu précédemment, le support « Web » est plus fragile que le papier.
Les langages et les machines qui produisent la « e-criture » sont rapidement obsolètes et le problème de la pérennité se pose à cause de la gestion difficile de son archivage.

 Plusieurs questions à se poser… :

    La littérature électronique est-elle en train de se constituer en marge du champ littéraire ?ou encore comment se place le récit interactif dans la production d’une œuvre ?

     Dans l’univers du numérique, le lecteur se situe en plein cœur de la production, il n’est plus passif et peu passer auteur à tout moment.

     Sur le web, c’est l’écriture en elle-même et l’identité qui passent en premier plan et non pas les notions d’œuvre et d’auteur. Les homes pages, les forums, les blogs, les wikis sont tous des dispositifs qui permettent à chacun de se forger une identité à travers l’écriture et d’obtenir une reconnaissance réelle ou imaginaire. Le désir d’écrire y est avant tout un désir de s’exposer, d’exister pour soi et pour autrui, de partager son intimité avec une collectivité.

    Il faut voir dans ce phénomène plus qu’une mode passagère, l’avènement d’une nouvelle démocratie de l’écriture.

Au moins, tout le monde, une fois dans sa vie, aura eu sa page, son discours, sera AUTEUR…

« Je ne dis pas que nous ayons laissé tomber notre esprit rationnel, un esprit sur lequel nous pouvions à peine mettre le doigt, mais que, avec l’âge, le processus de mon propre art littéraire me semble infiniment plus immuable et inexplicable. Par exemple, même les yeux fermés, des idées spécifiques entraînent habituellement des images spécifiques. L’acte d’écrire ressemble à un jeune homme qui laboure son champ de maïs, un jour de grande chaleur, duquel il peut apercevoir soit un bosquet, soit, le plus souvent, une immense forêt, dans laquelle il se trouverait mieux… »

(“Pourquoi j’écris ou pas” Jim Harrison)

Les nouvelles technologies de diffusion imposent-elles un nouveau style à l’écriture?

Un groupe de travail composé d’écrivains, de philosophes, d’artistes, de journalistes, d’ingénieurs et de chefs d’entreprise s’est donné une mission de réflexion sur les nouvelles formes d’écriture.

De plus, même s’ils sont diffusé sur le Web, les articles ou documents peuvent être imprimés. Dans le cas du périodique en ligne Slate, on estime que 60 % de la clientèle imprime certains contenus pour lecture ultérieure.

Mais qui dit lecture dit écriture.

Et si la lecture de documents en ligne impose un rapport différent de celui que l’on a aux textes imprimés, ne serait-il pas normal de parler d’un style d’écriture propre aux cybermédias et aux textes destinés à être lus sur le Web ou par courrier électronique.

C’est-à-dire un style plus personnel et moins formel que les textes lus dans les imprimés en tout genre.

Michael Kinsley, rédacteur en chef de Slate, dit que le médium est à la recherche d’une «voix» qui se situerait entre la parole et l’écrit.

En somme, la longueur du texte n’est pas un facteur décisif, c’est plutôt son contenu qui va susciter l’intérêt du lecteur. Que l’article soit court ou long, l’importance c’est qu’il ne soit pas ennuyant.

Quant à la qualité de l’écriture en ligne, une de ses principales caractéristiques serait un ton plus «mordant», une expression d’«attitude» critique avec un brin d’impertinence basée sur une solide formation journalistique que l’attitude ou l’impertinence seules ne sauront jamais compenser.

Une attitude critique n’est que la projection d’un tempérament sur le monde des idées, mais voilà, certains n’aiment pas les tempéraments et d’autres ne supportent pas les idées…

(un lien à visiter: http://www.cortexte.com/redaction/definition.html#objectif )

«Au début, le Web était texte».

C’est ainsi que débute l’éditorial du numéro un de Contentious ,un nouveau Netmag consacré à la profession de l’écriture dans les cybermédias. Elle nous rappelle ce qu’était le Web de Mosaic en 1994 (premier des navigateurs grand public ): fonds gris, peu d’illustrations, surtout du texte.

C’était l’époque des grands espoirs pour les écrivains et rédacteurs, libérés des contraintes de coûts d’impression et de logistique de distribution des imprimés, heureux des nouveaux marchés qui allaient s’ouvrir.

En outre, de nombreuses entreprises de création de sites Web consacrent des ressources disproportionnées à la mise en page et au clinquant, et négligent l’essence même d’une présence sur la Toile, soit le contenu.

Le Web de demain sera celui des gens qui ont des choses à dire.


Contentious se propose de publier mensuellement; à inscrire dans les signets des producteurs de contenus.

E-zine, Webzine, cybermédia ou… NetMag?

Tiens, pas bête comme désignation d’une publication en ligne. Et elle nous vient d’un éditoral du… NetMag MarketSpace qui, malgré son nom, est publié en français par AltaVista France et Digital.

NetMag, donc, Simple question d’usage. Parce qu’en France on parle plus volontiers de “Mag” que de “Zine” et du “Net” plutôt que de “Web“ .

Avec tout l’argent qui a été investi dans l’intégration des nouvelles technologies dans les écoles (Internet en particulier), peut-on douter qu’il s’agisse de “matériel didactique”?

Certains sites Web pourront peut-être même bientôt être associés à des “manuels scolaires”… Faudra-t-il s’offusquer de la présence de publicité dans les sites Web que les élèves consulteront dans le cadre de leurs travaux scolaires? En classe comme à la maison?

Peut-être aurons-nous l’occasion d’en reparler….

Ça, oui, à n’en pas douter.

“J’évacue dans l’écriture mes fantaisies et ma folie, je mets tout ce que je peux dans les mots et crois sauver ma peau…”
(“l’écravain public” Tahar Ben Jelloun)

Jetez un coup d’œil à ce lien http://www.redaction.be/editorial.htm , il retrace assez bien le rôle de l’écriture dans le web.

Sous prétexte qu’on « surf sur le web », l’écriture perd son importance et sa crédibilité.

Le fait qu’elle ne possède pas de support matériel, elle donne l’impression d’être libre et sans personnalité.

Heureusement l’internaute a aujourd’hui accès à des bibliothèques publiques d’une richesse inégalée, mais l’avancée des droits d’auteur entrave leurs développements…

Devons nous posséder tout ce que nous créons ?

C’est ainsi que notre écriture doit avant toute chose générer une interaction et un enrichissement personnel.

Je propose
J’affirme
Tu critiques
Tu juges
Tu apportes ton point de vue
J’apprends
Tu apprends.

Voici un site de référence : www.agoravox.fr
Il sert à lire et publier des articles, pas besoin d’avoir un style particulier, ni de savoir particulièrement « écrire », les sujets sont vastes et peuvent être totalement subjectifs.
Voilà un bel exemple d’échange et de liberté d’expression !

Un certain nombre d’auteurs se sont tournés vers l’édition en ligne libre et gratuite.

Est-ce à dire que tous les romans publiés sur le net sont intéressants ?
La réponse est : non bien sûr ! C’est la raison pour laquelle il a été créé un Prix de Littérature sur le Web.

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