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Archives de Catégorie Me Myself and She

“C’est une personne la vie, une personne qu’il faut prendre comme un partenaire. Entrer dans sa valse, dans ses tourbillons, parfois elle te fait boire la tasse et tu crois que tu vas mourir et puis elle t’attrape par les cheveux et te dépose plus loin. Parfois, elle t’écrase les pieds, parfois elle te fait valser.

Il faut entrer dans la vie comme on entre dans une danse. Ne pas arrêter le mouvement en pleurant sur soi, en accusant les autres, en buvant, en prenant des petites pilules pour amortir le choc.

Valser, valser, valser.

Franchir les épreuves qu’elle t’envoie pour te rendre plus forte, plus déterminée.”

C’est bien le fait de se sentir comme chez soit? Je ne sais pas…

Dés mon premier instant ‘Argentin’, sortie de l’aéroport de Córdoba, je me suis sentie comme chez moi..lequel? un peux des deux, celui que j’ai toujours resenti en moi, le Maroc, et celui que j’ai si bien adopté, la France…

Beacuoup de chose m’etonne ici chaque jour, cela fera parti de mon prochain billet, promis.

Quand on a plus peur de pouvoir faire mieux, quand on a plus peur du jugement des autres, quand on a plus honte de notre accent et de nos fautes, on peut alors se dire ‘intégré’.

Le plus dur reste encore d’être autant performant et d’oser être force de proposition!

Il y a au moins deux façons d’écrire. Il y a l’écriture – travail, celle qu’on planifie, qu’on organise, qui consiste à faire le métier d’écrivain. C’est l’écriture qu’on décide de démarrer le matin à huit heures, celle du lent et patient travail au bureau. C’est l’écriture des romans, des essais, des ouvrages qu’on dit sérieux. Et puis il existe une écriture dématérialisée puisque sans « objet ». C’est d’abord l’écriture d’une histoire de vie, c’est la vie elle-même et la manière de la prendre. De la recevoir et de la prendre.

     De la surprendre.

     Cette écriture-là, on ne la prend pas par vocation, on ne la choisit pas. On ne la veut pas. Elle n’est ni métier ni activité. On peut avoir l’instinct de vivre et en même temps en éprouver la plus grande difficulté. Il n’y a alors que l’écriture intérieure pour en faire la relecture, pour tenter de décrypter le sens de ce « mal-être »… C’est se voir tel qu’on est, avec sa difficulté de vivre, et l’accepter. C’est abandonner la vie rêvée des autres pour se consacrer à la sienne, à l’acceptation de la sienne…

    La voilà ma façon d’écrire. Même si elle est plus façon d’être que rédaction. Parfois la pression est intenable et je prends la plume. La douleur s’estompe alors et avec elle toute raison d’écrire. J’aurais préféré me passer d’écrire, et mener une vie plus facile, plus spontanée, plus banale.
Finalement.

     De retour à une imperfection morale, pourquoi résister à cette contemplation que nous réserve « l’autre », celui qui nous aime mais également celui qui nous aime pas.

Se transcender de l’ordinaire, ambition ou volonté ?
Partir pour ne plus penser, partir pour se redévelopper, renaître.

Voila mon ambition

“Le regard est choix. Celui qui regarde décide de se fixer sur telle chose et donc forcément d’exclure de son attention le reste de son champ de vision. C’est en quoi le regard, qui est l’essence de la vie, est d’abord un refus.”    

(“Métaphysique des tubes” Amélie Nothomb)

 

Tout est flou…
Et tout reste flou…

    Têtue, j’ai des idées, une vision, et un peu trop d’énergie pour les défendre. Je n’aime pas la confrontation, mais parfois et malgré moi, j’argumente pour rien. Je veux faire valoir mon point de vue, et c’est franchement inutile (souvent).

Essayer de devenir spectatrice au lieu d’actrice. Indienne au lieu de chef. Faire mon petit business, et bâtir ma crédibilité sur mes réalisations, que plutôt sur mon acharnement. Puis je n’aime pas les situations tendues. Ma nature joviale veut que tous soient contents.

Doit on nécessairement écrire pour être lu ?

    Je pense que oui, l’intérêt est dans l’échange et le débat ce qui apporte un réel enrichissement de soi, et bizarrement ce sont plus les critiques négatives qui nous portent vers le haut et établissent une véritable confrontation (positive).  Les positives, elles, nous réconfortent sur nos idées. Dans tous les cas, elles nous incitent  à en dire plus et à approfondir la question posée.

Dans le monde du Web, il faut constamment remettre nos choix en question. Une vérité aujourd’hui peut devenir une fausseté demain. Il faut savoir évoluer et anticiper, se préparer au changement.

    J’ai vite essayé d’introduire un sujet. Ce n’est sûrement pas la bonne manière. Le plus dur est de trouver un bon fil conducteur qui amorce le dialogue…

“Vivre s’ignifie refuser. celui qui accepte tout ne vit pas plus que l’orifice du lavabo. Pour vivre, il faut être capable de ne plus mettre sur le même plan, au dessus de soi, la maman et le plafond. Il faut refuser l’un des deux pour choisir de s’intéresser soit à la maman soit au plafond. Le seul mauvais choix est l’absence de choix.”
(“Métaphysique des tubes” Amélie Nothomb)

Le cinéma:

C’était en classe de Première, c’est arrivé comme une évidence…

Le déclic : un long métrage dans les montagnes du grand Atlas au Maroc.

J’ai été prise en tant que stagiaire « assistante réalisateur ». 2 mois de prise de conscience et de remise en question. J’ai tout de suite accrochée avec le milieu et l’ambiance qu’il dégageait. Durant ces 2 mois j’y ai appris énormément, tant au niveau professionnel qu’au niveau relationnel. C’était décidé, je voulais en faire mon métier.

Le film : « Les yeux secs » de Narjiss Nejjar, quinzaine des réalisateurs, Cannes 2003 http://www.clapnoir.org/fiches_films/films/les_yeux_secs.htm

L’année suivante, c’était à la radio que j’ai pu concrétiser mon engouement pour la technique audiovisuel. J’ai passé un mois à assister l’ingénieur du son et à suivre les processus de la rédaction journalistique à la diffusion.

Comme je disais dans mon premier billet, Tanger est une ville qui attire, ne serait ce que par sa situation géographique… De nombreux cinéastes y viennent trouver leurs inspirations mais aussi y tourner leurs films. André Téchiné en est un réel exemple (« le café de la plage », « les temps qui changent », « loin ») ainsi qu’Alexandre Arcadi avec « dernier été à Tanger »…

Ville-fenêtre du détroit de Gibraltar, Tanger a une identité ouverte. La frontière, à Tanger, est une présence, on la voit, elle apparaît par rebond, on la sent partout : c’est l’eau. En face, il y a une ligne continue : l’Espagne, la dernière avancée naturelle de l’Europe…

L’audiovisuel:

Après mon bac, je quitte Tanger, destination Paris.

A paris, c’est à l’école internationale de création audiovisuel et de réalisation que je fais mes premiers pas. J’y prépare mon BTS audiovisuel option SON.

Durant ces 2 ans, j’ai pu réaliser, monter, mixer différents courts métrages (pré production, réalisation, post-production…) que ce soit des fictions, des reportages ou des documentaires.

N’étant pas musicienne à la base, c’est le coté fantaisiste et abstrait que procure le son qui m’a attiré, on a souvent tendance à croire ce que l’on voit mais moins ce que l’on entend, ca laisse tout de suite plus de place à l’imagination.

La sonorisation de plateaux TV, radio, d’évènements, de concerts, la prise de son cinéma/vidéo,les tournages, le montage sonore, le bruitage, le mixage,… c’était ça, ma vie pendant 2 ans.
( stage à la télévision, tournages de courts/moyens métrage 16mm ou video, post production…)

J’ai ensuite intégrer l’université pour entamer une 3 ème année de licence en enregistrement musical.

Pas de réel objectif,
Moins de motivation,
Aucune concrétisation:
Recherche de stages.

La communication:

Arrivée chez Algorythme, agence de conseil et communication. (www.algorythme.fr).

De projets en projets, je m’attaque au montage image et à l’habillage ainsi qu’à la production en elle-même (devis, relation client, gestion d’une équipe de tournage…)

Mise à part le coté technique, ces expériences m’ont aidé à faire évoluer mon esprit d’initiative et mon imagination ainsi que mon carnet d’adresse…

Pendant cette année, où le nombre d’heure ne se comptait plus et où la pression y était assez présente en terme de délais, j’ai pris conscience d’une seule chose:

Quand on aime on ne compte pas…diraient certains, d’autres diraient, « le free lance » ce n’est pas pour moi…

Moi, je préfère aimer…

« L’ordinateur, s’il facilite et accélère la recherche des informations,a indexé, fiché, numéroté l’individu, a somme toute restreint la liberté individuelle »

(ZYLBERBERG Claude, Le Monde, octobre 1979)

Ça devient un rituel, tout ce que je n’aime pas, alors j’écris beaucoup, puis plus rien, puis un peu…
Tiens ! Je devrais penser à une forme stylistique différente chaque jour !
Et puis c’est nul de « PENSER A CHANGER »
Le changement devrait venir naturellement, comme un progrès, une maturité, une réalisation de soi.

Nous sommes arrivés aujourd’hui à structurer nos pensées, la preuve est sous vos yeux : « ma pensée, perdue dans un flux de données informatique… »

“Il y a la légèreté spacieuse des débuts de ligne. On monte dans un wagon trés clairsemé. D’emblée, on va se poster debout, devant la porte, côté voie- là, on ne sera pas dérangé par les montées et les descentes des passagers, et puis, aux stations, on pourra regarder les publicités, les gens sur l’autre quai, avec cette distance, ce recul qui libèrent l’oeil citadin des crispations contingentes. Entre les stations, par contre, pas grand chose à faire, et on finit par se lasser de sa propre image dans la vitre noire- ou plutôt par se lasser de l’idée que les autres vous voient contempler à l’infini votre propre image. Alors on va s’asseoir.”
(“la sieste assassinée” Philippe Delerm)

…Les gens qui nous regardent avec un regard profond, plein de jugement, d’envie ou de curiosité…

Ce regard : une reconnaissance.

On a, à cet instant précis, conscience de notre vie parmi des milliers de vies.
Elle est là.
Elles sont là.
Je suis là. Moi. Présente.

La personne en face de moi est-elle heureuse ? Où va-t-elle ? Se réfugier chez elle et s’empiffrer de kit kat ball en attendant que « son homme » rentre du boulot ? à la laverie, comme tous les « paumés » de notre genre ?ou à une réception mondaine ?
Réelle analyse de société : le métro.

18 stations, cela me laisse le temps de pondre environs une phrase par station, arrivée à Châtelet, mon texte vivra son adolescence.

Ma pellicule se raye, les mots ne s’inscrivent pas si facilement, c’est peut être la saison…

Le clap de début est lancé.

En quoi mon écriture peut-elle être utile ?
Elle sera un moyen d’échanger, de partager, de transcender l’ordinaire, où chacun aura le droit d’être enfin lui-même.

L’écriture est en perpétuelle remise en question.
Elle est sans symétrie et sans armure où le bricolage n’est pas permis.

Elle s’amuse d’elle-même
Elle ne prête pas attention à moi.
Elle se moque du monde.

Elle est fragile surtout.
Faites attention ! Ne pas trop agiter !

On va bientôt me dire « mais toi concrètement, t’es où dans l’histoire ?»
Je suis partout et nulle part.
Partout pour ceux qui lisent entre les lignes et arrivent à me déchiffrer et donc me découvrir.
Nulle part, pour les fainéants…

Une atmosphère ! Donner une atmosphère !Transmettre !

C’est ça écrire…

L’écriture dans le web prends une toute autre dimension mais garde les mêmes caractéristiques.
Elle doit captiver, donner un véritable état d’esprit…

Dois-je continuer sur moi ?
Ou plutôt dois-je trouver un lien concret avec la vie, la vrai ?

Panne d’inspiration.
Game over.

Je reprends.

Elle me démange et m’empêche parfois de dormir, ma motivation première : l’écriture. Comment l’appliquer dans le web ?
L’attraction est-elle simplement visuelle à première vue ?

On serait donc attiré par ce qui est beau, par des couleurs, des symboles qui soulèveraient des souvenirs, des idées, des repères mais l’écriture n’était-elle pas l’assurance d’une certaine fidélité ?

On dit que c’est la richesse intérieure qui compte, oui, je vous l’assure, ça se dit à tous les coins de rues, c’est vrai ?

Toutes ces questions que je tenterais de répondre aujourd’hui, demain, après…

Avec plus d’inspiration.
Avec mon crayon en main, en bas d’une marche, dehors, c’est la que j’écris le mieux, je n’aime pas les murs…

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