“Vivre s’ignifie refuser. celui qui accepte tout ne vit pas plus que l’orifice du lavabo. Pour vivre, il faut être capable de ne plus mettre sur le même plan, au dessus de soi, la maman et le plafond. Il faut refuser l’un des deux pour choisir de s’intéresser soit à la maman soit au plafond. Le seul mauvais choix est l’absence de choix.”
(“Métaphysique des tubes” Amélie Nothomb)
Le cinéma:
C’était en classe de Première, c’est arrivé comme une évidence…
Le déclic : un long métrage dans les montagnes du grand Atlas au Maroc.
J’ai été prise en tant que stagiaire « assistante réalisateur ». 2 mois de prise de conscience et de remise en question. J’ai tout de suite accrochée avec le milieu et l’ambiance qu’il dégageait. Durant ces 2 mois j’y ai appris énormément, tant au niveau professionnel qu’au niveau relationnel. C’était décidé, je voulais en faire mon métier.
Le film : « Les yeux secs » de Narjiss Nejjar, quinzaine des réalisateurs, Cannes 2003 http://www.clapnoir.org/fiches_films/films/les_yeux_secs.htm
L’année suivante, c’était à la radio que j’ai pu concrétiser mon engouement pour la technique audiovisuel. J’ai passé un mois à assister l’ingénieur du son et à suivre les processus de la rédaction journalistique à la diffusion.
Comme je disais dans mon premier billet, Tanger est une ville qui attire, ne serait ce que par sa situation géographique… De nombreux cinéastes y viennent trouver leurs inspirations mais aussi y tourner leurs films. André Téchiné en est un réel exemple (« le café de la plage », « les temps qui changent », « loin ») ainsi qu’Alexandre Arcadi avec « dernier été à Tanger »…
Ville-fenêtre du détroit de Gibraltar, Tanger a une identité ouverte. La frontière, à Tanger, est une présence, on la voit, elle apparaît par rebond, on la sent partout : c’est l’eau. En face, il y a une ligne continue : l’Espagne, la dernière avancée naturelle de l’Europe…
L’audiovisuel:
Après mon bac, je quitte Tanger, destination Paris.
A paris, c’est à l’école internationale de création audiovisuel et de réalisation que je fais mes premiers pas. J’y prépare mon BTS audiovisuel option SON.
Durant ces 2 ans, j’ai pu réaliser, monter, mixer différents courts métrages (pré production, réalisation, post-production…) que ce soit des fictions, des reportages ou des documentaires.
N’étant pas musicienne à la base, c’est le coté fantaisiste et abstrait que procure le son qui m’a attiré, on a souvent tendance à croire ce que l’on voit mais moins ce que l’on entend, ca laisse tout de suite plus de place à l’imagination.
La sonorisation de plateaux TV, radio, d’évènements, de concerts, la prise de son cinéma/vidéo,les tournages, le montage sonore, le bruitage, le mixage,… c’était ça, ma vie pendant 2 ans.
( stage à la télévision, tournages de courts/moyens métrage 16mm ou video, post production…)
J’ai ensuite intégrer l’université pour entamer une 3 ème année de licence en enregistrement musical.
Pas de réel objectif,
Moins de motivation,
Aucune concrétisation:
Recherche de stages.
La communication:
Arrivée chez Algorythme, agence de conseil et communication. (www.algorythme.fr).
De projets en projets, je m’attaque au montage image et à l’habillage ainsi qu’à la production en elle-même (devis, relation client, gestion d’une équipe de tournage…)
Mise à part le coté technique, ces expériences m’ont aidé à faire évoluer mon esprit d’initiative et mon imagination ainsi que mon carnet d’adresse…
Pendant cette année, où le nombre d’heure ne se comptait plus et où la pression y était assez présente en terme de délais, j’ai pris conscience d’une seule chose:
Quand on aime on ne compte pas…diraient certains, d’autres diraient, « le free lance » ce n’est pas pour moi…
Moi, je préfère aimer…