Nous y voilà.

Prête pour un nouveau départ. Non, je rectifie, une nouvelle confrontation, le départ est toujours le même…

J’ai la rage.

Je me suis toujours demandée ce que serait ma vie sans moi : Peut-être telle que je la vis aujourd‘hui avec les gens qui m’entourent, les gens que je connais, ceux que j’aime, ceux que je n’aiment pas, ma famille, mon appart, mon ordinateur, mes habits… Mais sans moi.

Elle pourrait ne pas être aussi. On aurait alors un vrai rôle à jouer, comme ces choses de la vie, ces petits détails de rien du tout qui font changer une vie… j’aurais peut être été un petit manque pour les miens? Comme lorsqu’on a envi de quelque chose et qu’on ne sait pas quoi, je serais ce : “je ne sais pas quoi”.

Peut-être…

Donc je crois en l’existence des êtres, si Mr X n’était pas né, il n’aurait pas réalisé ce film, et je n’aurais peut-être pas été touchée par le cinéma comme je l’ai été… et si… et si… bon, c’est vrai on ne refait pas le monde avec des « Si »…On me l’a toujours dit… comme à vous d’ailleurs, mais on le fait quand même tous…

Mais peut être que ça marche parfois…

Et si…

Je crois donc au pouvoir du cinéma : Rôle de miroir, rôle de “regarde vraiment ce que t’es car c’est misérable ce que tu fais”.

C’est glauque.
C’est la vie.

On te l’avait jamais dit?

Bon d’accord, je n’ai pas grandi.

Si nous partons du principe que nous avons toujours le choix, le mien aujourd’hui est d’écrire,
« Écrire » qui aurait comme contraire « Refouler » et qui rimerait aussi avec « Nier ».

Écrire pour construire
Écrire pour se construire
Écrire pour découvrir
Écrire pour se découvrir
Écrire pour réaliser
Écrire pour se réaliser.

« Quand j’étais petite… »

Voilà comment nous pourrions commencer cette belle aventure, mais avons-nous conscience que nous grandissons ? Pas toujours…Et puis c’est d’autre chose dont je veux vous parler.

Je vais donc commencer par vous parler d’Elle.

Elle a toujours été une zone internationale de transit, de passage, mais aussi culturelle. Elle a longtemps été une des plus belle baie du monde. Elle a été une référence pour de nombreux peintres. Elle est mystérieuse, détient une âme profonde, et vie par la trahison.
Elle. C’est ma ville. Tanger.

Tout commence là.
Tanger… Une véritable maîtresse.

J’y ai vécu 18 ans. Période pendant laquelle on se construit, s’émancipe, grandit, et où nous réalisons les rencontres les plus symboliques et les plus directives.

On décide alors de tracer notre chemin, le mien a eu la chance de croiser des personnes du cinéma : des réalisateurs, des producteurs, des acteurs, des techniciens qui m’ont ouvert des portes. J’ai pénétré dans ce milieu petit à petit à travers des stages, des petits boulots, une formation… Quand tout à coup je me suis mise à reculer, pourquoi ? Parce que je me suis rendu compte d’une chose : entrer dans cette bulle, c’était ne plus y ressortir, comme coincé dans une cage où certes nous pouvons nous épanouir mais simplement en étant bien nourris.

J’ai eu peur.

Je suis aujourd’ hui à Hetic.
Changement de cap.
Le lien ?
La communication pour tous… !

Un commentaire

  1. :)


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