« Je ne dis pas que nous ayons laissé tomber notre esprit rationnel, un esprit sur lequel nous pouvions à peine mettre le doigt, mais que, avec l’âge, le processus de mon propre art littéraire me semble infiniment plus immuable et inexplicable. Par exemple, même les yeux fermés, des idées spécifiques entraînent habituellement des images spécifiques. L’acte d’écrire ressemble à un jeune homme qui laboure son champ de maïs, un jour de grande chaleur, duquel il peut apercevoir soit un bosquet, soit, le plus souvent, une immense forêt, dans laquelle il se trouverait mieux… »
(”Pourquoi j’écris ou pas” Jim Harrison)
Les nouvelles technologies de diffusion imposent-elles un nouveau style à l’écriture?
Un groupe de travail composé d’écrivains, de philosophes, d’artistes, de journalistes, d’ingénieurs et de chefs d’entreprise s’est donné une mission de réflexion sur les nouvelles formes d’écriture.
De plus, même s’ils sont diffusé sur le Web, les articles ou documents peuvent être imprimés. Dans le cas du périodique en ligne Slate, on estime que 60 % de la clientèle imprime certains contenus pour lecture ultérieure.
Mais qui dit lecture dit écriture.
Et si la lecture de documents en ligne impose un rapport différent de celui que l’on a aux textes imprimés, ne serait-il pas normal de parler d’un style d’écriture propre aux cybermédias et aux textes destinés à être lus sur le Web ou par courrier électronique.
C’est-à-dire un style plus personnel et moins formel que les textes lus dans les imprimés en tout genre.
Michael Kinsley, rédacteur en chef de Slate, dit que le médium est à la recherche d’une «voix» qui se situerait entre la parole et l’écrit.
En somme, la longueur du texte n’est pas un facteur décisif, c’est plutôt son contenu qui va susciter l’intérêt du lecteur. Que l’article soit court ou long, l’importance c’est qu’il ne soit pas ennuyant.
Quant à la qualité de l’écriture en ligne, une de ses principales caractéristiques serait un ton plus «mordant», une expression d’«attitude» critique avec un brin d’impertinence basée sur une solide formation journalistique que l’attitude ou l’impertinence seules ne sauront jamais compenser.
Une attitude critique n’est que la projection d’un tempérament sur le monde des idées, mais voilà, certains n’aiment pas les tempéraments et d’autres ne supportent pas les idées…
(un lien à visiter: http://www.cortexte.com/redaction/definition.html#objectif )
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