La littérature en ligne est aujourd’hui difficile à définir. Hypertexte, cybertxte… le texte sur support numérique à plus grand-chose à voir avec la littérature du livre.

     Nous faisons face à de nouvelles formes d’expressions qui remettent en question quelques conceptions traditionnellement attachées au champ littéraire et aux activités de lecture et d’écriture.

     Le statut de l’œuvre et la crédibilité du contenu deviennent fragiles à cause de l’apparition de l’interactivité sous ses diverses formes (prise au sens large).

 L’œuvre numérique : une œuvre éphémère

     Comme nous l’avons vu précédemment, le support « Web » est plus fragile que le papier.
Les langages et les machines qui produisent la « e-criture » sont rapidement obsolètes et le problème de la pérennité se pose à cause de la gestion difficile de son archivage.

 Plusieurs questions à se poser… :

    La littérature électronique est-elle en train de se constituer en marge du champ littéraire ?ou encore comment se place le récit interactif dans la production d’une œuvre ?

     Dans l’univers du numérique, le lecteur se situe en plein cœur de la production, il n’est plus passif et peu passer auteur à tout moment.

     Sur le web, c’est l’écriture en elle-même et l’identité qui passent en premier plan et non pas les notions d’œuvre et d’auteur. Les homes pages, les forums, les blogs, les wikis sont tous des dispositifs qui permettent à chacun de se forger une identité à travers l’écriture et d’obtenir une reconnaissance réelle ou imaginaire. Le désir d’écrire y est avant tout un désir de s’exposer, d’exister pour soi et pour autrui, de partager son intimité avec une collectivité.

    Il faut voir dans ce phénomène plus qu’une mode passagère, l’avènement d’une nouvelle démocratie de l’écriture.

Au moins, tout le monde, une fois dans sa vie, aura eu sa page, son discours, sera AUTEUR…

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